Le département de l’Éducation des États-Unis a récemment publié un rapport qui m’a bouleversé. Je savais qu’il y avait un problème avec les taux de décrochage scolaire au secondaire, mais les statistiques récentes montrent un écart très important entre les taux de décrochage des personnes noires et ceux des personnes d’origine asiatique.

Il s’agit d’une statistique plutôt regrettable, qui devrait être examinée et considérée attentivement, puisque nous vivons dans un pays de premier ordre disposant des capacités financières et des moyens nécessaires pour réduire ces écarts et éventuellement les éliminer. Nous avons étudié de nombreux facteurs qui pourraient contribuer à ces statistiques et nous travaillons à lancer une campagne pour sensibiliser la population et apporter notre aide.

De nombreuses autres organisations tentent d’aider, mais nous croyons que leur lacune consiste à ne pas comprendre ce qui se passe au sein d’une famille type où ces enfants grandissent, ni l’environnement dans lequel ils vivent et ce à quoi ils doivent faire face au quotidien. Il y a 10 ans, les droits de scolarité moyens d’un collège communautaire s’élevaient à un peu plus de 12 000 $ par année. Depuis, ce montant a augmenté de bien plus de 20 %, ce qui rend encore plus difficile, pour les familles à revenu moyen ayant plus de deux enfants, de prévoir les fonds nécessaires pour les envoyer au collège.

Bien que de nombreux programmes gouvernementaux ainsi que d’autres organisations et fondations offrent des allocations, des subventions et des bourses, il semble qu’il manque encore quelque chose. La perception d’un fardeau financier de plus de 50 000 $ par enfant pour les études collégiales a certains effets sur les familles et leur volonté d’assumer ce risque et de s’endetter. Une famille type de deux enfants devra payer plus de 100 000 $ en droits de scolarité sur quatre ans, sans compter d’autres obligations financières comme les prêts hypothécaires et les dettes de cartes de crédit, qui ont été un enjeu majeur et une préoccupation principale pendant cette récession.

Cela dit, quelle est la solution? Quelqu’un doit intervenir et agir à l’échelle locale. Oui, nous pouvons tous répondre à ces préoccupations en faisant un don ou en créant une bourse d’études, mais je considère cela comme une solution superficielle, semblable à l’envoi d’aide médicale à des enfants en Afrique plutôt qu’à la création d’un programme éducatif leur enseignant les bonnes pratiques d’hygiène, qui leur serait utile toute leur vie, contrairement aux médicaments.

Les enfants ont besoin d’être encadrés, motivés et instruits sur la bonne façon de s’attaquer aux problèmes afin de pouvoir maintenir ce processus. Prepr offre une solution pour obtenir des résultats durables et intervenir à l’échelle locale, mais nous avons besoin de votre aide. Nous avons besoin que vous nous écoutiez et que vous participiez. Les contributions financières sont formidables, mais nous devons tous redonner au suivant. Nous devons déployer des efforts concrets pour rejoindre les personnes qui nous entourent et leur enseigner les notions les plus simples : se laver les mains, gérer son temps, créer un compte d’épargne pour les droits de scolarité dès le jour de la naissance de votre enfant, comprendre les outils gratuits à votre disposition pour améliorer l’éducation de votre enfant, comme les 2200 vidéos que Sal Khan a publiées gratuitement sur YouTube, et bien plus encore.

Nous avons besoin d’un organisme éducatif démocratisé qui tiendra compte de tous les aspects des contributions à l’éducation à l’échelle locale et les appliquera à tous les niveaux d’enseignement, afin de créer un sentiment d’espoir et de montrer à ces familles et à ces enfants qu’ils ne sont pas seuls. Nous nous soucions d’eux et voulons les voir réussir. Un pays plus instruit est un pays plus productif, et les bénéfices se transmettront de génération en génération.

Les solutions à court terme sont excellentes, mais le moment est venu de réfléchir aux effets à long terme de nos efforts collectifs. Pensons au réchauffement climatique et à l’ensemble du mouvement écologique, qui n’est une préoccupation médiatique que depuis moins d’une décennie. Le monde est sans frontières et tout le monde est relié par six degrés de séparation. Cela dit, nous ne pouvons pas prendre de risques avec les enfants de l’avenir et devons tout mettre en œuvre pour aider Prepr à devenir l’écosystème éducatif mondial ou, comme le dit le Dr Avila, « le prochain Facebook pour le milieu universitaire ».