Les rôles définis dans une pyramide traditionnelle ne sont plus pertinents dans un monde où les technologies sont avancées. Il est donc important de trouver de nouvelles façons d’établir des liens avec vos partenaires d’affaires et vos parties prenantes. Cela comprend également la priorité accordée à la satisfaction de la clientèle et aux équipes autogérées au sein de votre entreprise. La culture de votre entreprise doit être adaptée afin de demeurer pertinente, et des centres et des programmes sont créés pour les organisations.
Selon le professeur Henry Chesbrough, l’innovation ouverte est « l’utilisation de flux entrants et sortants intentionnels de connaissances afin d’accélérer l’innovation interne et, respectivement, d’élargir les marchés pour l’utilisation externe de l’innovation. Un concept émergent est l’utilisation d’une « unité d’innovation ouverte ». Les laboratoires flexibles et agiles sont plus souhaitables que les laboratoires et les centres de recherche structurés. Ces unités relèvent également généralement d’un directeur de l’innovation ou d’un directeur du numérique nouvellement nommé.
Il existe de nombreuses définitions de ce qui peut être considéré comme de l’innovation. Voici les 7 principaux thèmes de l’innovation ouverte : créer un portail ouvert pour inviter les idées, créer un « laboratoire client », mener un projet de produit avec des utilisateurs principaux, lancer un défi auprès de la communauté mondiale de l’innovation, cocréer avec des clients ou des partenaires, créer une plateforme permettant de créer d’autres solutions.
L’innovation transforme de nouvelles idées en biens et services, créant ainsi de la valeur pour un groupe de clients. L’innovation ouverte consiste simplement à tirer parti de tous les outils et ressources accessibles grâce aux technologies de l’information et des communications. De plus, elle repose sur le fait que, quelle que soit la taille d’une entreprise, celle-ci ne peut pas innover efficacement seule. Par exemple, elle puise de nouvelles idées dans la production participative, les défis d’idéation ou l’exploration de données sur les réseaux sociaux. Elle transforme ces idées en produits et services grâce aux logiciels à code source ouvert, au matériel ouvert, à la fabrication additive, à l’accès libre, Cours en ligne ouverts à tous (MOOC), à la chaîne de blocs et au financement participatif.

Ainsi, les entreprises peuvent réduire leurs coûts de recherche et développement, réduire le délai de mise en marché, accroître leur différenciation sur le marché et créer de nouvelles sources de revenus. Il existe 3 formes de pratiques d’innovation ouverte : de l’extérieur vers l’intérieur, de l’intérieur vers l’extérieur, innovation conjointe.
- De l’extérieur vers l’intérieur
- Crowdsourcing
- Recours à des experts externes
- Repérage de jeunes entreprises
- De l’intérieur vers l’extérieur
- Mobilisation de la clientèle
- Contrats de R-D
- Entreprise dérivée
- Innovation conjointe
- Co-conception
- Collaboration en temps réel
- Coentreprises
Tendances de l’ère moderne
Volatilité de l’emploi :
Le contrat à vie entre l’employeur et l’employé a pris fin. En Amérique du Nord, il s’agit d’une tendance marquée, particulièrement chez les jeunes employés. En Asie, toutefois, la culture demeure largement axée sur la loyauté des employés. Dans ce monde en constante évolution, où la technologie progresse à un rythme effréné, les emplois ne sont plus garantis, puisque les entreprises ne peuvent pas garantir qu’elles auront toujours besoin d’une catégorie donnée d’experts.
Le capital de risque comme solution de rechange à l’investissement des entreprises :
Les investisseurs en capital de risque ne craignent pas l’innovation, car ils ont appris à gérer les risques en surveillant étroitement chacun de leurs projets. Cette situation diffère de celle de la période des années 1950 à 1980, où seules les grandes entreprises pouvaient faire progresser l’innovation, car elles disposaient des ressources financières nécessaires. Cela empêchait donc les petites et moyennes entreprises d’y contribuer.
Incubateurs virtuels :
L’économie mondiale repose plus que jamais sur les connaissances; par conséquent, le besoin d’espaces de bureau dédiés et de présence physique diminue et est remplacé par une présence virtuelle. Ces incubateurs virtuels n’ont pas nécessairement de bureau physique; ils offrent plutôt des services aux jeunes entreprises par Internet. Les programmes d’incubation virtuelle ont récemment connu beaucoup de succès grâce aux avancées technologiques entre les cultures et les marchés. Les programmes d’incubation virtuelle fonctionnent à distance afin d’offrir des services et des programmes aux entrepreneurs par Internet.
En 2012, InfoDeb a publié un rapport divisant les services d’incubateurs virtuels en 3 groupes :
1. Accompagnateurs
Les accompagnateurs offrent un service d’incubation axé sur la formation et le mentorat, plutôt que sur l’accès au financement ou au réseautage. Ils répondent aux défis auxquels les entrepreneurs font face lorsqu’ils développent leurs capacités entrepreneuriales afin de mettre leur entreprise sur pied.
- Accélérateurs de réseaux
Les accélérateurs de réseaux sont des incubateurs qui réunissent des entrepreneurs, des investisseurs, des bénévoles et des fournisseurs de services afin de mettre en commun leurs offres collectives, plutôt que de se concentrer sur la prestation directe de services. Dans ce cas, l’incubateur joue un rôle de facilitateur.
- Accélérateurs de projets
Les accélérateurs de projets offrent généralement un programme à court terme (3 mois) de formation, de mentorat et de soutien au réseautage, conçu pour préparer les entreprises à obtenir du financement externe.

