De nombreux employeurs ont de la difficulté à recruter des travailleurs talentueux et qualifiés, tandis que de nombreux jeunes qui entrent sur le marché du travail estiment que leurs études ne leur ont pas fourni les compétences pertinentes pour l’emploi.

Quelle est l’ampleur du problème ?

Photo : accueil d’une nouvelle recrue.

Les professionnels du développement de carrière, les spécialistes des ressources humaines, les employeurs et les candidats à un emploi savent bien que les écarts de compétences se sont accentués. Compte tenu des préoccupations des étudiants d’aujourd’hui, cette tendance risque de se poursuivre.

Cet article examinera les écarts de compétences actuels et ce qu’ils signifient pour le développement des talents et l’avenir du travail.

Une étude menée en 2022 par ManpowerGroup a révélé qu’à l’échelle mondiale, 78 % des employeurs de petites organisations ne trouvent pas les compétences dont ils ont besoin au sein de leur personnel. Dans les organisations de taille moyenne, ce pourcentage est de 77 %, et dans les grandes organisations, il atteint un taux stupéfiant de 79 %.

En nous penchant sur l’avenir du travail au Canada, 73 % des employeurs ontariens interrogés ont affirmé que les écarts de compétences se sont aggravés au cours de la dernière décennie, tandis que 76 % croient que les exigences en matière de compétences continueront d’augmenter, ce qui laisse présager de nouveaux défis en matière de recrutement.

Les emplois nécessitant des compétences techniques spécialisées — souvent des compétences numériques — sont généralement les plus difficiles à pourvoir. Cela comprend les représentants commerciaux, les ingénieurs, les techniciens et les professionnels des TI. Cela porte à croire que les efforts de développement des talents devraient se concentrer sur ces rôles.

Photo : des professionnels qui apprennent ensemble.

Comment les employeurs peuvent-ils relever ce défi ?

Les experts recommandent de mettre en place des programmes internes de formation et de développement afin d’aider les employés à répondre à l’évolution des exigences en matière de compétences.

A sondage de ManpowerGroup a constaté qu’un nombre croissant d’employeurs se sont tournés vers des programmes internes de perfectionnement professionnel pour combler leurs écarts de compétences, atteignant jusqu’à 54 % en 2018.

Parmi les autres recommandations figurent les programmes d’apprentissage intégré au travail (AIT) destinés aux étudiants, qui favorisent une transition plus harmonieuse vers le marché du travail.

En bref, pour se préparer à l’avenir du travail, les employeurs devraient investir dans le développement interne des talents, et les établissements d’enseignement devraient explorer l’apprentissage intégré au travail. Ensemble, ces efforts permettront de combler les écarts de compétences internes et de créer une main-d’œuvre canadienne efficace.