Le vendredi 28 novembre, la Fondation Prepr a tenu EduChallenge, une discussion en panel visant à explorer l’avenir de l’EdTech — en posant la question suivante : « Quelle est la prochaine étape à l’intersection de l’éducation, de l’innovation et de la technologie? » Les panélistes formaient un groupe diversifié — Marc Lijour (Cisco Canada), Ruth Childs (OISE, University of Toronto), Jason Shim (Pathways to Education) et Steve Tam (Indiegogo Canada) — représentant l’industrie, le milieu universitaire, le secteur sans but lucratif et les jeunes entreprises.

Mozilla Toronto affichant complet, Jason Shim a animé une discussion stimulante et riche en réflexion, ponctuée de questions comme « Si vous pouviez agiter votre baguette magique, que serait-il possible de réaliser? », incitant les panélistes à discuter de l’importance de créer le bon environnement d’apprentissage, du pouvoir des émotions humaines et du potentiel de l’apprentissage personnalisé.

Marc Lijour, directeur de l’éducation chez Cisco Canada, nous a présenté l’Internet de tout (IoE) et la classe connectée. Dans la classe connectée, la technologie est intégrée harmonieusement à l’environnement d’apprentissage, ce qui permet de créer des expériences d’apprentissage et des liens au-delà des murs de l’école. Un exemple d’appareil IoE connecté est l’utilisation de l’Oculus Rift pour permettre aux étudiants de faire des excursions virtuelles dans des endroits autrement inaccessibles, comme un autre continent.

En plus de discuter des avantages de la technologie pour créer des environnements d’apprentissage efficaces, les panélistes ont souligné la nécessité de mobiliser des émotions positives — l’empathie, l’optimisme et la joie — pour susciter l’apprentissage. Ruth Childs, professeure agrégée à l’OISE, a également parlé de l’importance de créer des environnements sécuritaires dans lesquels les apprenants sont prêts à essayer, à échouer, puis à essayer de nouveau.

Le potentiel de l’éducation personnalisée, où un système s’adapte aux besoins et au style d’apprentissage des apprenants, est très prometteur, mais doit être exploité avec prudence. Ruth Childs a ensuite parlé d’un monde utopique où l’apprentissage personnalisé pousse les étudiants juste à la limite de leurs capacités afin d’optimiser l’apprentissage. Elle a également mis en garde contre la version dystopique : dans ce cas, l’apprentissage de l’enfant pourrait être entravé par un système qui aurait déterminé trop tôt les capacités de l’étudiant ou qui n’aurait pas tenu compte d’une étape de son développement.

Steve Tam, d’Indiegogo, a reconnu les risques liés au fait de cataloguer les apprenants, en faisant le lien avec ses propres expériences d’apprenant. Il a également discuté de la nécessité de tester et de valider les solutions dans le monde réel, car ce qui semble fonctionner dans un environnement isolé sans facteurs de motivation pourrait échouer lorsque les étudiants ont des raisons de contourner le système

La discussion en panel a donné l’impulsion au Défi d’innovation en éducation, qui s’est tenu samedi et dimanche. En s’appuyant sur les principaux enseignements du panel, des équipes d’éducateurs, de développeurs, de concepteurs et de professionnels des affaires ont travaillé ensemble pour résoudre des défis du monde réel au moyen de la technologie.

L’événement a été rendu possible grâce à nos conférenciers et au soutien de nos commanditaires, notamment Mozilla Foundation, Fasken Martineau, Business Development Bank of Canada, Eosensa, Chagpar and Associates, Nulogy, ainsi que Panago.