La pandémie de COVID-19 a touché de manière disproportionnée les femmes qui travaillent. La charge de travail et le stress supplémentaires engendrés par la pandémie ont mis en évidence les disparités entre les genres déjà existantes et créé de nouveaux défis pour les femmes sur le marché du travail. Les mêmes obstacles qui nuisaient à l’emploi des femmes avant la pandémie sont ceux qui font que cette crise touche davantage les femmes que leurs homologues masculins. Face aux changements rapides et difficiles entraînés par la pandémie (une étude de cas à ce sujet est disponible ici), les femmes ont été touchées de manière disproportionnée.
Selon Women in the Workplace 2020, la plus vaste étude exhaustive sur la situation des femmes dans les entreprises américaines, menée par McKinsey and Company, la représentation des femmes dans la population active a progressé régulièrement entre 2015 et 2020, mais la pandémie menace de réduire à néant tous ces progrès. Au cours de ces années, la proportion de femmes occupant des postes de SVP est passée de 23 à 28 pour cent. Mais après un an de COVID-19, une femme sur quatre envisage maintenant de ralentir sa progression professionnelle ou même de quitter complètement le marché du travail.
Ce changement d’attitude est largement attribuable à la pression et au surmenage. On s’attend plus souvent à ce que les femmes assument la charge du travail émotionnel, des tâches ménagères et des soins aux enfants. La demande a augmenté dans ces trois domaines depuis le début de la pandémie, et la majeure partie de ce travail supplémentaire repose sur les épaules des femmes.
Pendant la fermeture des écoles, l’enseignement à domicile et l’apprentissage à distance supervisé relèvent plus souvent qu’autrement de la responsabilité des mères. De plus, les femmes sont représentées de manière disproportionnée dans le secteur des services de garde. En raison de la demande accrue et des heures supplémentaires engendrées par la pandémie, de nombreuses personnes travaillant dans les services de garde et de nombreuses mères n’ont tout simplement plus assez d’énergie, et plusieurs sont en situation d’épuisement professionnel.
La progression des femmes sur le marché du travail est mise en péril par la COVID-19. Bien qu’il soit courant que les enjeux économiques touchent de façon disproportionnée les travailleuses, la COVID-19 s’est révélée particulièrement brutale. La pandémie a davantage mis en évidence les disparités existantes et a forcé de nombreuses femmes à faire des choix de carrière très difficiles. En s’attaquant à ces défis, les organisations peuvent protéger leurs employés et leurs activités contre les difficultés liées non seulement à cette crise, mais aussi aux problèmes qui pourraient survenir à l’avenir.
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